12/01/2010

Réchauffement climatique ?

On a rarement eu un hiver aussi froid. Nos chaudières tournent à plein régime. Et on nous parle du réchauffement climatique... Info ou intox ? Envie d'en parler et d'échanger vos points de vue ? Pas d'hésitation, ça se passe à Mons, magasin Baroc, samedi, 15h ! On a rendez-vous avec notre planète !

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04/01/2010

Copenhague, un flop ?

Expo de photographies de Viviane Stevens, du 14/01 au 2/02/2010, magasin "Baroc" à Mons

Vernissage/Débat le 16/01 à 15h...

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Débat ?

Les photos de Viviane posent le cadre. Mais nous, de manière individuelle, nous sentons-nous vraiment concernés par les actions à entreprendre pour lutter contre le réchauffement climatique ? Que faisons-nous à notre échelle ? L'action collective ne passe-t-elle pas par l'ensemble de nos actions individuelles ? Est-ce parce que nous ne nous sentons pas assez concernés que Copenhague a été un véritable flop ?

 

Et vous, vous en pensez quoi ?

20:38 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/12/2009

de glace et d'eau...


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Expo de photographies de Viviane Stevens, du 14/01 au 2/02/2010, magasin "Baroc" à Mons

Vernissage/Débat le 16/01 à 15h...

Débat ? Les photos de Viviane posent le cadre. La nature. La glace. L'eau. Notre terre. Qu'en avons-nous fait ? Qu'en faisons-nous ?

Encore un débat pour parler du réchauffement climatique ? On nous bassine les oreilles avec nos émissions de CO2... Justement, parlons-en :

"Nous sentons-nous assez concernés" ?

Et vous ? Vous en pensez quoi ?

 

 

(photo Viviane Stevens)

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05/07/2009

Le Polar 5

Puisque ma séquence cockpit émeut, je continue, avec le plus petit des 4 avions que j’ai empruntés pour la station polaire Princess Elisabeth.

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Capacité : maximum 17 personnes. Il est 6h du mat, on a déjà dans les pattes toute une nuit de vol dans l’horrible cargo russe dont je vous ai déjà parlé. Maintenant, on y est pour du vrai, en Antarctique, enfin ! Et on survole le 6ème continent, extraordinaire !

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Surtout ne pas s’endormir pendant ce trajet d’1h30, tout capter, tout enregistrer dans sa mémoire. Mais à travers mon hublot, je ne vois que du blanc, du blanc, du blanc, rrrrh, zut, je me suis endormi, tout comme les 16 autres passagers…

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Lunettes de soleil obligatoires, tout ce blanc, c'est éblouissant ! (et je l'ai dit, il n'est que 6h du mat...)

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03/07/2009

L'Illyushin

Je ne vous ai pas encore parlé de ma traversée de l’océan Atlantique austral… Même si j’avais rêvé d’une traversée en bateau (les 40èmes hurlants, les 50èmes rugissants,…), c’est en avion que j’ai franchi ces latitudes, puis traversé le cercle polaire. En avion… et quel avion ! Regardez comme il a belle allure, ce vieil Illyushin (Илью́шин) russe, un cargo de transport de fret qui a rendu de bons et loyaux services sous l’ère communiste, maintenant relégué en fin de vie dans les latitudes les plus basses de la planète. Rassurant non ? A première vue, il a l’air sympa, avec toutes ses fenêtres dans le cockpit. Si les pilotes sont gâtés en lumière, cherchez les hublots pour les passagers… Y’en a pas ? Normal, c’est un cargo je vous dis, pas besoin de fenêtres pour du fret…

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6h de traversées, dans une carlingue sans fioriture, les câbles apparents, les élastiques pour accrocher les marchandises, quelques sièges placés pour l’occasion, 2 cabines Cathy (toilettes de chantier), et derrière nous, séparés par un grand élastique, nos sacs, empilés les uns sur les autres dans la queue de l’avion. Un bruit du tonnerre. Impossible de tenir 3 secondes sans boules quies, impossible de mener une conversation avec son voisin.

Petite visite du cockpit, faut pas avoir le vertige, en dessous de moi, les nuages, en dessous des nuages, la banquise. Faut la deviner, je n’en verrai pas plus…

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Cette haute technologie ne vous impressionne-t-elle pas ? Tous ces boutons, on se croirait aux commandes d’un sous-marin russe. Le principal, c’est que ça vol, faut pas se poser de questions, il finira bien par y arriver, lui, à se poser.

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Une petite anecdote ? Pas grand chose de croustillant, quoi que… Arrivés à une heure de l’atterrissage en Antarctique, on nous annonce qu’il est temps de troquer ses vêtements d’été (30 °C en Afrique) pour ses vêtements d’hiver (-10 °C à la base Novo). Mission numéro 1, passer à travers l’élastique qui nous sépare des sacs. Mission numéro 2, trouver son sac, sachant que nous avons tous le même… Mission numéro 3, se changer. J’ai dû déposer ma ceinture quelque part, mais où ? Quelque part dans cet amoncèlement de sacs… Jamais retrouvée. Toujours est-il que j’ai passé le reste du séjour sans ceinture avec un pantalon polaire un peu large… génial…

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18/06/2009

Le vent

Il ne neige pas souvent en Antarctique, le climat est très sec. Alors le vent s’amuse à déplacer la neige qu’il a sous la main. Et il la sculpte, il en fait de jolies courbes pour mettre un peu de beauté dans son monde tout blanc. De véritables dunes dans ce désert de neige. De la neige sèche, c’est étrange, impossible d’en faire une boule de neige, d’en faire un bonhomme de neige. Il ne fait pas assez humide pour quelle colle, elle s’effrite tout de suite. Alors le vent la balaie, à gauche, à droite. Et parfois le soleil arrive à en faire fondre un peu. Mais la température négative transforme tout de suite la neige fondue en mer de glace. A l’endroit où je suis pour prendre la photo, impossible de tenir debout sans crampons, une patinoire géante, composée de vaguelettes à sa surfaces, façonnées, elles aussi, par le vent. Le vent, c’est le maître en Antarctique, il souffle où il veut, et tout le temps !

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16/06/2009

L'ascension du nunatak !

Pour récompenser mes plus fidèles lectrices (merci pour les messages), une photo de moi !!! Aaaah ooooh hiiiii ! J’entends d’ici les cris ;-)
Elle est prise d’en haut du nunatak de la station. Vue plongeante sur le village Utsteinen, le campement, les containers (lieux de stockage et de travail) et la station.
L’arrête rocheuse sur laquelle est construite la station est le prolongement de l’arrête de la montagne sur laquelle je pose fièrement. Fièrement, c’est bien le mot. Vous voyez le petit bout de corde qui arrive sur la gauche du rocher ? La corde pendouille jusqu’à 20 mètres plus bas, j’ai dû me hisser, trouver des prises pour mes mains et mes pieds dans ce grand rocher de granit. Vous connaissez mon expérience de l’escalade, hum hum, surtout mon vertige… Mais j’y suis arrivé !!! (le pire, mais là sur la photo je ne l’ai pas encore compris, c'est qu'il faut redescendre par là, dans le vide, aaarg).

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Expérience de privilégiés, l’escalade de cette petite montagne n’a pas été proposée à tout le groupe. Nous étions 4 à nous y aventurer. L’ascension est d’abord aisée, on saute de caillou en caillou, puis cela se complique et cela devient de plus en plus technique. Mais comment me suis-je laissé embarquer dans cette aventure ? C’est un autre invité qui m’a dit un soir, hé, Jérôme, viens vite, on escalade le nunatak. Ok, chouette, il doit y avoir un joli sentier, me suis-je dit, naïf, tout en m’harnachant d’un baudrier, mais pour quoi faire ? J’ai vite compris, mais trop tard pour reculer. Une fois au sommet, quelle expérience extraordinaire, quelle vue incroyable, quel silence, quelle grandeur, quelle beauté. Soudain, sur la pointe du nunatak où il n’y a place que pour une seule personne, je me suis senti plus près de l’étoile polaire, la tête tout en bas de notre globe terrestre, le plus beau vertige de ma vie.

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15/06/2009

La nuit

Alors que j’ai connu le soleil de minuit en février (presque, disons le soleil de onze heures…), c’est la nuit noire maintenant au dessus de la station Princess Elisabeth. Le soleil ne se lèvera qu’en septembre, et la station n’ouvrira à nouveau ses portes qu’en novembre. D’ici là, les éoliennes tournent à plein régime pour garantir une température d’environ 10 degrés dans la station pendant tout l’hiver. Les panneaux solaires, eux, cherchent la lumière, et ils peuvent encore chercher quelques mois… Chercher, c’est aussi le métier des scientifiques, notamment ceux qui prendront l’avion dans 5 mois pour Le Cap, Novo puis Utsteinen, comme je l’ai fait il y a 4 mois. J’imagine leurs impatiences, leurs questions et leurs angoisses. Aaaah comme je les envie !

Les ombres s'allongent au fur et à mesure que l'automne s'installe (16/02/2009)

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Coucher de soleil au sommet du nunatak (16/02/2009 vers 20h)

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La station dans la nuit (photo officielle de la Fondation polaire)
vaisseau dans la nuit

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31/03/2009

Des manchots !!!

Des manchots ! Plein de manchots, là, en train de bronzer sur le rocher ! J’ai vu des manchots !!! 

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Oui, mais pas en Antarctique… Ceux-là viennent d’Afrique du Sud, Simon’s Town, à l’est de la péninsule du Cap. Ca a l’air terriblement sauvage hein comme endroit ? En fait, pas du tout. La route mène à un parking. On doit ensuite faire 5 minutes de marche entre les échoppes attrapes-touristes, puis la caisse, ça coûte 4 rands, une passerelle en bois nous guide vers la plage où se trouvent les manchots. De part et d’autre de la passerelle, des touristes (dont je fais partie…) qui ne font que regarder à travers leur objectif alors qu’on voit bien mieux avec les yeux… Là, un manchot, le premier ! La vedette, il est canardé, gravé sur toutes les cartes mémoires en transit aujourd’hui. Les autres auront moins de chance, ils sont toute une colonie, dispersés sur une petite plage de sable fin et de rochers.

Que font-ils là ? Ils sont bagués. Sont-ils attirés ici, ou retenus sur cette plage pour satisfaire le tourisme, comment ? Finalement, c’est comme si j’avais vu des manchots au zoo, sauf que le zoo, il est à la pointe sud de l’Afrique, et ça, c’est quand même magique, non ?

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29/03/2009

The Julie

Avez-vous déjà lu l’article que Julie a consacré à mon modeste petit blog ? Que des éloges, je n’en demandais pas tant, mais j’aime tellement qu’on me jette des fleurs (sans le vase…) que ça aussi j’avais envie de le partager avec vous :

Séquence… fierté :

http://www.skynet.be/actu-sports/tribune-libre/actu-utilisateurs?post=499611 

Aaaah Julie, sacré petit bout de femme, passionnée par son métier, fière de sa communauté de blogueurs. Un peu notre maman poule qui nous soutient, là, derrière nos écrans. Elle lit chacun de nos posts (faut y croire !), repère chaque nouveauté, sans cesse à la recherche d’une perle rare à mettre en évidence. Elle rencontre régulièrement des blogueurs pour papoter, prendre la température, voir et entendre les gens, sans clavier ni écran interposés. A mon tour de mettre quelqu’un en évidence, notre perle rare de chez Skynet, merci Julie !!!

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26/03/2009

Partager

De la chance. La chance de ma vie. Mieux que le Lotto. Aussi incroyable qu’un voyage sur la Lune.

Une pareille veine, ça se garde jalousement, ou ça se partage.

Partager avec vous tous les moments magnifiques que j’ai vécus. Partager avec vous tout ce que j’ai appris. Ca a été le but de chacune des mes soirées (presque) de ces 3 derniers mois à travers ce modeste petit blog. Non, ce n’est pas un message d’adieu, je n’ai pas fini ! Loin de là ! (qui a dit oooh ?) Juste une manière d’introduire ma diversification du partage…

Institut Saint-Dominique, Schaerbeek (Bruxelles), classes de Martine et Grégory, 3ème et 4ème primaire. Un moment magique. Un partage avec un retour extraordinaire. Une spontanéité ressourçante. J’avais apporté mon ordinateur et mes photos, et mon globe terrestre gonflable. J’ai formé deux groupes. Tour à tour, je lançais mon globe à une équipe, celui ou celle qui l’attrapait devenait le porte-parole et devait répondre à une des 20 questions que j’avais préparées. Quelle équipe a gagné ? Egalité ! Dingue hein !? Il est vrai que je n’ai reçu aucune mauvaise réponse. Parfois de jolies réflexions bien de leur âge, et des questions intéressantes.

Comment les panneaux photovoltaïques fonctionnent-ils alors qu’il fait si froid ? Est-ce que j’ai mangé du Krill ? Est-ce que je suis un explorateur ? Combien y a-t-il de stations en Antarctique ? Pourquoi autant ? L’électricité arrive à la station par des câbles. Ces câbles sont alimentés par des machines qui tournent avec le vent. J’en passe et des meilleures.


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Ils ont entre 8 et 10 ans. Accrochez-vous, la relève arrive. La génération d'après Kyoto ne nous ressemble déjà plus. Voilà, pour ceux qui doutent encore de l’utilité de la station Princess Elisabeth, un exemple concret qui montre que les enfants d’aujourd’hui, les hommes de demain, penseront différemment que nous, penseront zéro émission, parce qu’on le leur apprend à l’école, parce qu’on le leur montre à la télévision. Merci Alain.

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23/03/2009

Les containers

Vous n’imaginez pas le nombre de containers qu’il a fallu acheminer jusqu’à Utsteinen pour construire la station ! La plupart font l’aller-retour par bateau, depuis Anvers. D’autres ne font que l’aller, comme ces jolis containers bleus frappés du logo de la station. Ils ont été bien alignés car ils vont avoir une seconde vie. Les scientifiques se sentent un peu à l’étroit dans la station, juste un petit local pour réaliser leurs expériences et leurs analyses. Dès lors, les jolis containers bleus vont être réhabilités en laboratoires d’appoint. L’histoire ne dit pas encore si on va leur percer des fenêtres et comment le chauffage y sera zéro émission… Va falloir que je m’y rende à nouveau pour m’en informer… Comment vais-je faire cette fois-ci ? Un/une volontaire pour me donner des cours de cuisine ? Non non stop, ne vous bousculez pas, je répondrai à toutes les demandes, on a tout l’hiver (euh l’été quoi…) devant nous !

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19/03/2009

Erreurs du passé

Ne plus reproduire les erreurs du passé. C’est le message d’Alain Hubert !

Ces vieux fûts ont été déposés - abandonnés - par les Belges lors de la première base belge en Antarctique, dans les années 57-58. Cette base était beaucoup plus proche de la mer. Et quand les scientifiques se rendaient dans les montagnes pour leurs recherches, ils déposaient des stocks de fuel à mi-chemin. Pas très joli hein. Vous avez vu la trace sur le premier fût ? Une fusion entre Nike et BP était dans l’air du temps ?

D’après Alain, on peut trouver à quelques kilomètres de là un endroit où les Japonais on abandonné bien plus de crasses. Sous son aspect blanc, vierge et immaculé, l'Antarctique recèle des horreurs qu’il vaut mieux ignorer. Plutôt que de les ignorer, pourquoi ne pas les remballer chez nous, nos crasses ? J’étais prêt à les accrocher à ma motoneige, ces fûts belges, mais Alain semblait si fier de nous les montrer. Moi, je n’en suis pas fier, non.

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18/03/2009

Bonne nuit

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La « nuit » tombe sur l’Antarctique… tout doucement.

Il est 20h30, je redescends du nunatak Utsteinen que je viens d’escalader. Je suis fier, fier, fier. J’ai vaincu mon vertige et ma souplesse légendaire. Je rebondis d’allégresse dans la neige. Au bout de quelques bonds, la station apparaît dans un ciel rose mauve, grandiose. Dehors, pas un chat, pas un oiseau, pas une trace d’avion dans le ciel. Le monde m’appartient. Et je cligne des yeux pour prendre en photo ces moments magiques dans la carte mémoire de mon cerveau.

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15/03/2009

Le triptyque de la salle-à-manger

Une fois n’est pas coutume, une photo du cosmonaute… Histoire que Julie me reconnaisse demain… Oui, la Julie de Skynet, la Julie de Skynet qui a repéré ce modeste blog, the Julie avec qui j’ai rendez-vous demain midi, afin qu’elle découvre qui est réellement Jéjé ! Elle va être surprise…


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Derrière moi, la station. Photo intéressante pour les proportions. Vous voyez, par rapport à mes 183 cm, comme la station semble petite ? C’est vrai qu’elle n’est pas grande…

Et vous voyez cette fenêtre composée de 3 parties ? Derrière, c’est la salle à manger. Et regardez la vue que l’architecte y a placée dedans, de l’art, comme un tableau accroché au mur ! C'est le triptyque de la salle-à-manger.

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Regardez aussi l’épaisseur du double-double-vitrage ! Oui, il y a une première vitre à l’extérieur composée d’un double-vitrage à haute isolation. Puis un vide d’une cinquantaine de centimètres. Puis à nouveau une vitre intérieure, double-vitrage évidemment. C’est l’illustration d’une isolation maximale ! C’est comme ça que la chaleur reste à l’intérieur, zéro issue. Pour illustrer la très haute isolation de la station, Alain Hubert m’a expliqué qu’après un hivernage complet sans personne dans la station ni chauffage, il faisait 4-5 °C à l’intérieur. Isolons, isolons, isolons, voilà la leçon du jour…

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12/03/2009

Un OVNI

Quand on m’a annoncé que je partais en Antarctique, j’étais heureux comme si je partais sur la Lune. Franchement, en y regardant de près, ça y ressemble, non ? Regardez ma navette !

Fermez les yeux, écoutez Richard Strauss, Ainsi parlait Zarathoustra, mais si : « taaaa – taaaaaa – ta taaaaaaa – boum boum boum boum boum », nous sommes dans 2001 l’odyssée de l’espace, Kubrick. Imaginez des personnages tout de blanc vêtus marchant lentement dans les couloirs tournants de la station Princess Elisabeth. Ouvrez les yeux, vous rêvez. Mais moi, le rêve, je l’ai vécu, pincez-moi...

Les crop-circles, les OVNIs, les extra-terrestres, la soupe aux choux, vous n’y croyez pas ? Moi non plus, mais cette photo ne vous laisse-t-elle pas perplexe ?

Alain Hubert et son équipe l’ont créée, la 4ème dimension.

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10/03/2009

Le tour du propriétaire

Enfin Alain se décide, des groupes sont formés, on va faire le tour du propriétaire ! J’ai les yeux tellement rivés à la station que je ne sais pas dans quel groupe je suis assigné. Tant pis, je choisis. Je suis ici pour en profiter un max, je veux tout voir, je veux tout savoir. En me faufilant, je me retrouve coincé entre Alain Hubert et les ministres. Je ne les lâcherai pas d’une semelle, et si vous avez vu mes bottes, vous voyez de quelles semelles je parle ! J’ai droit à toutes les anecdotes, lancez Alain sur un sujet, il est intarissable. Passionnant. Vous n’imaginez pas à quel point !

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En partant du camping, nous contournons la station. Elle est là, à deux doigts, mais impossible encore de l’approcher, lentement, patience…

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09/03/2009

Au pied de la station

Une fois descendus de l’avion, la station se livre à nous très doucement. Une base, une station, c’est une femme, belle, timide et pudique. La piste d’atterrissage est à 1,5 km de la station. De là, elle semble toute petite et inaccessible. J’ai envie de courir et d’y arriver le plus vite possible, mais en même temps, je refuse les transports motorisés, je marche 15 minutes pour la voir s’approcher lentement, je me sens soudainement timide aussi, serai-je à la hauteur quand j’y serai, à sa hauteur ?

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Arrivés à son pied, Alain Hubert nous fait patienter une bonne heure (paperasseries, petit déj, juste pour temporiser, j’en suis sûr…), pas question encore de la toucher et d’y pénétrer. On a le temps, qu'il dit, patience. Facile à dire... Mais moi, je me pince (à travers toutes mes couches de vêtements) toutes les 5 minutes, je n’arrive pas à y croire, je suis au pied de la station Princess Elisabeth !!! Même en l’écrivant maintenant, je me pince à nouveau, et ça fait mal, j’ai moins de vêtements… Mais j’y étais, là, au pied de la station Princess Elisabeth !!!

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08/03/2009

Au bout de l'aile

Et puis tout à coup, la voilà ! LA VOILA, LA VOILA ! L’excitation est à son comble dans le petit avion, ce vieux DC3 remis au goût de l’Antarctique, seulement 17 passagers, transformés en une seconde en une horde de Japonais collés aux hublots pour la voir (l’avoir) dans son appareil photo. Le moment est historique et nous nous en rendons bien compte. Pour la première fois et pour la seule fois de notre vie sans doute, nous apercevons la station Princess Elisabeth ! LA STATION !!! Le pilote, pour qui c’est sans doute la 50ème fois qu’il approche le site belge, comprend l’émotion qui règne dans la carlingue et nous offre un tour complet de la station avant d’atterrir sur la piste.

Elle est là, au pied du nunatak, sur l’arrête rocheuse. Au bout de l’aile, le camping.

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07/03/2009

Vue du hublot

Bon, ça y’est, je me sens prêt, je vais vous montrer mon trésor, celui que j’ai découvert si loin, la tête en bas sur la terre, là-bas, sur le continent blanc, mon Antarctique, ma station. A force d’en parler, d’en rêver, je me l’approprie.

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Mais tout d’abord, je voudrais que vous fassiez le voyage avec moi. Découvrez-le cet énorme glacier comme je l’ai découvert, du hublot de mon 4ème avion, fatigué, et à force de voir tant de blanc, je me suis assoupi, honte sur moi, mais avouez, c’est trop blanc, c’est troublant, et étourdissant. Y’a pas de mots.

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06/03/2009

CONCOURS : le gagnant !

Heureux, le gagnant du concours ! Encore bravo à Bernard ! Et la voilà, la précieuse fiole pour laquelle vous vous êtes battus ! J’ai écrit sur l’étiquette « Antarctic Ice – Utsteinen – 71°57’S – 23°20’E – Princess Elisabeth station – 15/02/2009 ». Vous imaginez comment j’ai dû faire entrer, à plusieurs reprises, la neige par le petit goulot !? Pour tout dire, je l’avais remplie complètement de neige une première fois, puis je l’ai mise dans mon sac dans ma chambre du garage de la station, oui, ce garage en bas qui a toujours ses portes grandes ouvertes. La neige a dû fondre, se transformer en eau, puis regeler, car le lendemain matin, il restait un petit glaçon. J’ai donc re-rempli la fiole, quasi au même endroit, au pied de la station. Quoi, vous n’avez pas encore vu mes photos de la station ? Allez, promis, c’est pour bientôt !

Bernard

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04/03/2009

Silence...

Arrivé en haut du mont Teltet, la vue, l’immensité, la beauté, le silence. Chuuuut. Profitez de ce paysage et posez avec moi votre petite pierre au sommet du cairn, trace de l’homme à l’endroit le plus improbable du monde. Fermez les yeux un instant, vous êtes en Antarctique. Chuuuuut.

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03/03/2009

Des collemboles !

Je vous ai parlé du forage du lac, de la découverte de l’eau, de l’eau dans ce désert, de l’eau donc de la vie. Mais il y a des choses encore plus étranges pour ce continent, plus extraordinaires, là, sur des blocs de granit, un scientifique passionné, Cyrille, recherche et découvre des petites bébêtes ! Toutes petites bébêtes, de l’ordre du millimètre. Visibles à l’œil attentif, mais vaut mieux avoir une loupe, un bon appareil photo avec un fameux mode macro, un microscope. Ce sont des acariens ! Oui, comme dans mon matelas ! A ma question de savoir si je suis aussi allergique à ces acariens d’Antarctique, Cyrille m’a répondu benh oui, pourquoi pas, ce sont les mêmes acariens que chez nous ! Mais comment résistent-ils au froid, de quoi se nourrissent-ils ? Ce sont bien là les questions qui passionnent le scientifique, qui a hâte d’en trouver plus, qui a hâte de rentrer dans son labo à Paris, pour les étudier en profondeur, jusqu’au séquencement ADN, et voir ce qu’il y a dans leur intestin.

Encore mieux que des acariens, des collemboles ! Mais c’est quoi ça ? Des petits petits insectes. Et ils ont une particularité exceptionnelle : ils possèdent une protéine antigel qui leur permet de ne pas mourir quand ils se font prendre dans la glace. Congelés, ils sont immobiles et figés, mais ils vivent encore. Et quand vient le dégel, ils se meuvent à nouveau ! Les autres insectes se cristallisent sous l’effet du gel et se cassent en plusieurs morceaux, ce qui est fatal… Non seulement c’est une histoire émouvante pour cette bébête, mais c’est une découverte qui permet un foisonnement énorme d’applications, la reproduction et l’utilisation de cette protéine antigel permet un grand nombre d’innovations industrielles.

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Comment les piéger dans un petit tube d’alcool (tube jaune sur la photo) ? Avec un petit aspirateur à bouche (vous voyez le petit tuyau jaune ?). Pas de panique, les bébêtes arrivent directement dans le tube et pas dans la bouche…

Ecouter Cyrille parler, ça donne envie de revenir sur les bancs de l’unif et suivre en élève libre bon nombre de cours scientifiques… Vivement la pension !

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02/03/2009

Les dessous de la station

Tant qu’on est en dessous de la station, autant y rester un peu pour admirer la structure de soutien. Admirer cet enchevêtrement de piliers métalliques. Faut dire qu’il en faut, des piliers, et dans différentes inclinaisons, pour absorber toutes les forces auxquelles la station est soumise. Il y en a des droits, pour absorber le poids de la station, mais aussi pour empêcher qu’elle ne s’envole au moindre courant d’air, cette jolie soucoupe. Il y en a des obliques orientés nord-sud pour empêcher la station de basculer dans ce sens, et orientés est-ouest, pour absorber les mouvements dans l’autre sens.

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Au départ, il était prévu de fixer ces poutres dans le granit même. Mais la roche s’est montrée plus friable que prévu. Il a fallu faire des coffrages et couler du béton. Du béton à -20 °C ! Je ne vous explique pas comment il a fallu préchauffer le ciment et le sable dans un container pendant plusieurs jours. Le sable, il a fallu en trouver également sur place, une mini carrière a été improvisée près du nunatak. Le coffrage a aussi été chauffé, au même titre que le granit. Le béton a été réalisé dans le container chauffé puis coulé immédiatement dans le coffrage. Une résistance chauffante enfuie dans le béton a ensuite permis à celui-ci de garder une bonne température (quelques degrés…) pendant plusieurs jours pour que la prise soit bonne (suffisante). Pas évident de faire du béton en Antarctique… Les techniciens ont vraiment dû improviser, sans avoir de magasin Brico à portée de main… En outre, le rocher est composé de plusieurs parties séparées par des failles, qu’il a fallu maintenir en un seul bloc à l’aide de grands clous (en fait d’énormes tiges boulonnées). 

Ceci juste pour expliquer la vie des ingénieurs et des techniciens sur place. Tout ne se déroule pas comme sur les plans. Le génie, l’improvisation, la trouvaille de la bonne idée au bon moment, voilà ce dont les équipes ont dû être capables pendant ces deux années de construction. Et avec les moyens du bord pardi !

Mais le véritable pilier, n’est-ce pas ce bras, ici sur la photo, ce bras d’Alain Hubert, le véritable soutien de la station ? Ca me semble clair !

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01/03/2009

Réflexion sur le soleil

Enfin une photo de la station ! Bon, d'accord, juste un morceau de tôle du dessous, mais c'est déjà pas mal non ? Cette photo va me permettre d'illustrer deux petits sujets.
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Premièrement, la réverbération du soleil. Partout en Antarctique, le soleil trouve des miroirs pour se réfléchir. Vous voyez sur la photo, on le voit dans l'aluminium du soubassement de la station, dans le ciel, dans la glace et sur la plateforme au dessus des garages. Les rayons du soleil se comportent comme des balles magiques, ils rebondissent partout. D'où l'importance de se tartiner de crème solaire sur le visage, et même en dessous du menton ou sur les narines, car le soleil ne vient pas que d'en haut !
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Deuxièmement, avec un pareil soleil, ce serait dommage de ne pas en profiter. Des panneaux solaires sont appliqués sur chaque côté de la station, mais aussi sur la plateforme au dessus des garages. Chez nous en Belgique, on se soucie de l'orientation plein sud des panneaux. Ici, pas besoin d'y penser, les rayons du soleil arrivent de partout ! Remarquez l'angle d'inclinaison des panneaux, cela m'a frappé, ils sont assez verticaux, non ? Logique, le soleil est tellement bas qu'il faut redresser les panneaux pour recevoir un maximum de lumière concentrée.
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Il s'agit ici de panneaux photovoltaïques pour générer de l'électricité. Cet appoint d'énergie vient compléter celle produite par les éoliennes.
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Pour terminer ce chapitre soleil, l'Antarctique (au même titre que l'Arctique) joue un rôle très important pour le climat de la planète. Sans ce miroir blanc qui réfléchit fortement les rayons du soleil, la terre absorberait encore plus de chaleur. C'est pour cette raison que l'on s'inquiète tant de la fonte des calottes glacières : moins de glace, moins de réflexion des rayons du soleil, donc plus de réchauffement, et encore moins de glace. Avec en bout de course la montée du niveau des océans et l'élévation de la température sur la Terre. Voilà l'enjeu. Voilà ce que nous devons combattre. Voilà pourquoi, nous, les Belges, sommes si fiers de notre station.

21:15 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

28/02/2009

De l'eau en Antarctique !

L’Antarctique est le plus grand désert du monde, le saviez-vous ? Oui, un désert comme le Sahara, sauf qu’il n’y fait pas torride, il y fait glacial. C’est la seule différence. Sinon, rien n’y pousse et rien n’y vit (ou presque), et il fait extrêmement sec. Le taux d’humidité est très bas, entre 0 et 30% d’humidité. Comparé avec nos 70 à 90% (voire 100%...) en Belgique, c'est vraiment très bas.

Un des attraits du site d’Utsteinen, c’est qu’il y a deux lacs au pied du nunatak. D’accord, à première vue, ce n’est que de la glace… 

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Mais les scientifiques se sont demandés s’ils ne pouvaient pas trouver de l’eau en dessous de la glace. Alors, ils ont foré, foré, foré.

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Et un jour, ils ont trouvé le trésor qu’ils cherchaient : de l’eau ! De l’eau dans le désert !!! Et s’il y a de l’eau, il y a de la vie. Un véritable trésor, une source. Non seulement une source d’eau, mais aussi une source intarissable d’études pour les scientifiques. 

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Mais comment est-ce possible de l’eau, en Antarctique, à peine à 50 cm sous la glace ? C’est grâce à l’effet conjoint du nunatak et de la glace. Je m’explique. Vous savez que le soleil est généreux en Antarctique. Il chauffe les pierres du nunatak. Le granit emmagasine bien la chaleur. Bien sûr, quand on parle de chaleur, c’est relatif en Antarctique, chaleur veut dire un peu moins froid… Mais les rochers arrivent quand même à faire fondre la glace qui les entoure. L’eau s’infiltre alors le long des rochers et passe sous la glace du lac, entre la roche et la glace. La pression exercée par la glace du lac maintient la température « élevée » de l’eau piégée, c’est ainsi qu’elle ne gèle pas. C’est fou hein ?

C’est une découverte majeure pour la station Princess Elisabeth. Non seulement les scientifiques sont ravis de cette source d’étude, mais aussi la station elle-même pourrait en profiter : un simple système de pompage (pourquoi pas zéro émission ?) pourrait acheminer l’eau courante à la station ! En outre, et ce n’est pas négligeable, l’eau est potable et bien meilleure que l’eau de la fonte des neiges, car elle est minéralisée. Une découverte majeure, je vous dis !

17:18 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

26/02/2009

Le windscoop

Je vous en ai déjà touché un mot en parlant du mont Teltet, vous vous souvenez ? Mais si, ce vent qui, en s’engouffrant le long de la montagne, creuse et sculpte le glacier. C’est exactement comme quand la mer se retire, vous voyez comment le sable se creuse autour d’un galet ? Même chose, idem, en 1000 fois plus grand autour de la montagne, avec le vent et la glace. Le windscoop du nunatak Utsteinen offre l’occasion d’une superbe balade de 2 ou 3 heures. Crampons obligatoires, il va falloir marcher sur la glace, grimper un mur verglacé. But de la rando, le tour du nunatak dont la moitié dans ce couloir formé entre la roche et la glace, le windscoop. Un ciel bleu, des dunes de neige, des lacs de glace, un énorme couloir arrondi, des paysages féériques, le silence. Même pas froid, le rythme de marche est soutenu.

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Voici maintenant la version miniature d’un windscoop pour bien comprendre dans quoi je me suis promené, vous voyez, mais si, sur ce petit rocher ? Le vent le contourne et s’engouffre à sa base, sculptant la glace en arrondi. Joli non ?

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Pour les spécialistes, le rocher, c'est du granit. Ainsi que tout le nunatak et l'arrête rocheuse sur laquelle est construite la station. La station, toujours pas de photo ? Patience...

21:46 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

25/02/2009

Les éoliennes

DSC02345Elles sont à la base du concept « zéro émission », les éoliennes. Quand Alain Hubert et son équipe ont choisi le site d’Utsteinen pour construire la station polaire, ils ont d’abord installé une petite station météo sur l’éperon rocheux pendant un an. Résultat de l’étude ? Il y a du vent ! Avec force et de manière quasi constante. C’est là que l’idée a germé. Avec tant de vent, tant d’énergie, ce serait dommage de ne pas en profiter. La station à construire peut être autonome énergétiquement parlant en installant des éoliennes. Il « suffit » d'ajouter quelques panneaux solaires pour compléter les besoins, d’isoler au maximum le bâtiment, et le tour est joué !

Les 7 éoliennes ne sont pas grandes comme les nôtres en Belgique. En effet, pas besoin d’aller chercher le vent très haut en Antarctique, il est disponible avec force au ras du sol. Ce sont des vents catabatiques, ces vents qui viennent du pôle sud géographique et qui, sous l’effet du froid, s’alourdissent et s’accélèrent, avec un effet boule de neige qui peut pousser le vent à souffler jusqu’à 300 km/h ! A Utsteinen, le vent souffle en moyenne à 100 km/h.

Différence aussi par rapport à nos éoliennes belges, les rotors font face au vent, et les pales se replient légèrement sur elle-même, comme les pétales d’une fleur en manque de soleil, quand le vent devient trop fort. De la sorte, les pales ne s’emballent pas dès que le vent souffle trop fort. Les éoliennes ne sont pas arrêtées en hiver quand la station n’est plus occupée, elles servent encore à maintenir une température d’environ 10 °C à l’intérieur de la station pendant la saison morte. Les panneaux solaires, eux, ne sont pas efficaces en hiver vu le manque de luminosité.

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La station est juste à côté, pas de chance, pas encore visible sur la photo… Patience…

19:49 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

24/02/2009

La nuit antarctique

Il est 22h ce dimanche 15 février, le champagne et le bon vin se mêlent à la fatigue du voyage (6h passées au milieu de la nuit dans un cargo, je vous raconterai aussi…). L’inauguration tire à sa fin. Je suis exténué. Je jette un dernier regard dehors avant de me coucher, pour admirer la nuit. L’hiver approche, et les nuits commencent. Demain il fera encore plus sombre. Seuls les drapeaux tiennent encore droit quand je lance, en pensée, un « bonne nuit » au camping, aux montagnes, à la glace. Derrière moi, la station… Vous ne la voyez pas ? Patience…

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21:14 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Le camping d’Utsteinen

Ici pas de caravanes… seulement des tentes igloo (est-ce un hasard ?) alignées au cordeau dans la neige. Ce camping est bien entendu provisoire. Le but est évidemment de dormir dans la station. Mais c’était encore impossible d’y loger cet été à cause des travaux de finition, des odeurs et de la poussière. Les techniciens et les scientifiques n’ont pas eu d’autres choix que les tentes igloo. Les tentes sont équipées d’un fin matelas, dont on oublie sans doute très vite la présence vu son épaisseur relative, un sac-de-couchage résistant à -40 °C, une petite étagère pour les effets personnels qui peuvent geler.

Deux méthodes pour aller se coucher le soir. 1) rentrer tout habillé dans son sac-de-couchage et attendre d’avoir suffisamment chaud pour retirer couche après couche. Ca peut prendre un certain temps… 2) la méthode pour les vrais hommes, se déshabiller en 2 secondes plié en deux dans la tente et s’emmitoufler dans le sac-de-couchage le plus rapidement possible, puis attendre que le corps se réchauffe. Là aussi ça peut prendre un certain temps, le bout des orteils ou des doigts qui pique pendant de longues minutes en se réchauffant, vous connaissez ?

Je n’ai malheureusement (ou heureusement) pas tenté l’expérience… Le camping était plein et Alain Hubert a préféré loger les VIP's « au chaud » dans la station. Quoi, je n’ai pas encore posté de photos de la station ? Patience…

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Le camping est complété par une tente restaurant, une tente de travail, une tente détente, une tente toilette, un vieux fût métallique comme urinoir, pas question de faire des taches jaunes derrière un buisson (y’a pas de buissons…). Voyez aussi l’état des drapeaux, signe que le climat peut se révéler hostile…

18:10 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |