28/02/2009

De l'eau en Antarctique !

L’Antarctique est le plus grand désert du monde, le saviez-vous ? Oui, un désert comme le Sahara, sauf qu’il n’y fait pas torride, il y fait glacial. C’est la seule différence. Sinon, rien n’y pousse et rien n’y vit (ou presque), et il fait extrêmement sec. Le taux d’humidité est très bas, entre 0 et 30% d’humidité. Comparé avec nos 70 à 90% (voire 100%...) en Belgique, c'est vraiment très bas.

Un des attraits du site d’Utsteinen, c’est qu’il y a deux lacs au pied du nunatak. D’accord, à première vue, ce n’est que de la glace… 

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Mais les scientifiques se sont demandés s’ils ne pouvaient pas trouver de l’eau en dessous de la glace. Alors, ils ont foré, foré, foré.

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Et un jour, ils ont trouvé le trésor qu’ils cherchaient : de l’eau ! De l’eau dans le désert !!! Et s’il y a de l’eau, il y a de la vie. Un véritable trésor, une source. Non seulement une source d’eau, mais aussi une source intarissable d’études pour les scientifiques. 

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Mais comment est-ce possible de l’eau, en Antarctique, à peine à 50 cm sous la glace ? C’est grâce à l’effet conjoint du nunatak et de la glace. Je m’explique. Vous savez que le soleil est généreux en Antarctique. Il chauffe les pierres du nunatak. Le granit emmagasine bien la chaleur. Bien sûr, quand on parle de chaleur, c’est relatif en Antarctique, chaleur veut dire un peu moins froid… Mais les rochers arrivent quand même à faire fondre la glace qui les entoure. L’eau s’infiltre alors le long des rochers et passe sous la glace du lac, entre la roche et la glace. La pression exercée par la glace du lac maintient la température « élevée » de l’eau piégée, c’est ainsi qu’elle ne gèle pas. C’est fou hein ?

C’est une découverte majeure pour la station Princess Elisabeth. Non seulement les scientifiques sont ravis de cette source d’étude, mais aussi la station elle-même pourrait en profiter : un simple système de pompage (pourquoi pas zéro émission ?) pourrait acheminer l’eau courante à la station ! En outre, et ce n’est pas négligeable, l’eau est potable et bien meilleure que l’eau de la fonte des neiges, car elle est minéralisée. Une découverte majeure, je vous dis !

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26/02/2009

Le windscoop

Je vous en ai déjà touché un mot en parlant du mont Teltet, vous vous souvenez ? Mais si, ce vent qui, en s’engouffrant le long de la montagne, creuse et sculpte le glacier. C’est exactement comme quand la mer se retire, vous voyez comment le sable se creuse autour d’un galet ? Même chose, idem, en 1000 fois plus grand autour de la montagne, avec le vent et la glace. Le windscoop du nunatak Utsteinen offre l’occasion d’une superbe balade de 2 ou 3 heures. Crampons obligatoires, il va falloir marcher sur la glace, grimper un mur verglacé. But de la rando, le tour du nunatak dont la moitié dans ce couloir formé entre la roche et la glace, le windscoop. Un ciel bleu, des dunes de neige, des lacs de glace, un énorme couloir arrondi, des paysages féériques, le silence. Même pas froid, le rythme de marche est soutenu.

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Voici maintenant la version miniature d’un windscoop pour bien comprendre dans quoi je me suis promené, vous voyez, mais si, sur ce petit rocher ? Le vent le contourne et s’engouffre à sa base, sculptant la glace en arrondi. Joli non ?

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Pour les spécialistes, le rocher, c'est du granit. Ainsi que tout le nunatak et l'arrête rocheuse sur laquelle est construite la station. La station, toujours pas de photo ? Patience...

21:46 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

25/02/2009

Les éoliennes

DSC02345Elles sont à la base du concept « zéro émission », les éoliennes. Quand Alain Hubert et son équipe ont choisi le site d’Utsteinen pour construire la station polaire, ils ont d’abord installé une petite station météo sur l’éperon rocheux pendant un an. Résultat de l’étude ? Il y a du vent ! Avec force et de manière quasi constante. C’est là que l’idée a germé. Avec tant de vent, tant d’énergie, ce serait dommage de ne pas en profiter. La station à construire peut être autonome énergétiquement parlant en installant des éoliennes. Il « suffit » d'ajouter quelques panneaux solaires pour compléter les besoins, d’isoler au maximum le bâtiment, et le tour est joué !

Les 7 éoliennes ne sont pas grandes comme les nôtres en Belgique. En effet, pas besoin d’aller chercher le vent très haut en Antarctique, il est disponible avec force au ras du sol. Ce sont des vents catabatiques, ces vents qui viennent du pôle sud géographique et qui, sous l’effet du froid, s’alourdissent et s’accélèrent, avec un effet boule de neige qui peut pousser le vent à souffler jusqu’à 300 km/h ! A Utsteinen, le vent souffle en moyenne à 100 km/h.

Différence aussi par rapport à nos éoliennes belges, les rotors font face au vent, et les pales se replient légèrement sur elle-même, comme les pétales d’une fleur en manque de soleil, quand le vent devient trop fort. De la sorte, les pales ne s’emballent pas dès que le vent souffle trop fort. Les éoliennes ne sont pas arrêtées en hiver quand la station n’est plus occupée, elles servent encore à maintenir une température d’environ 10 °C à l’intérieur de la station pendant la saison morte. Les panneaux solaires, eux, ne sont pas efficaces en hiver vu le manque de luminosité.

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La station est juste à côté, pas de chance, pas encore visible sur la photo… Patience…

19:49 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

24/02/2009

La nuit antarctique

Il est 22h ce dimanche 15 février, le champagne et le bon vin se mêlent à la fatigue du voyage (6h passées au milieu de la nuit dans un cargo, je vous raconterai aussi…). L’inauguration tire à sa fin. Je suis exténué. Je jette un dernier regard dehors avant de me coucher, pour admirer la nuit. L’hiver approche, et les nuits commencent. Demain il fera encore plus sombre. Seuls les drapeaux tiennent encore droit quand je lance, en pensée, un « bonne nuit » au camping, aux montagnes, à la glace. Derrière moi, la station… Vous ne la voyez pas ? Patience…

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21:14 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Le camping d’Utsteinen

Ici pas de caravanes… seulement des tentes igloo (est-ce un hasard ?) alignées au cordeau dans la neige. Ce camping est bien entendu provisoire. Le but est évidemment de dormir dans la station. Mais c’était encore impossible d’y loger cet été à cause des travaux de finition, des odeurs et de la poussière. Les techniciens et les scientifiques n’ont pas eu d’autres choix que les tentes igloo. Les tentes sont équipées d’un fin matelas, dont on oublie sans doute très vite la présence vu son épaisseur relative, un sac-de-couchage résistant à -40 °C, une petite étagère pour les effets personnels qui peuvent geler.

Deux méthodes pour aller se coucher le soir. 1) rentrer tout habillé dans son sac-de-couchage et attendre d’avoir suffisamment chaud pour retirer couche après couche. Ca peut prendre un certain temps… 2) la méthode pour les vrais hommes, se déshabiller en 2 secondes plié en deux dans la tente et s’emmitoufler dans le sac-de-couchage le plus rapidement possible, puis attendre que le corps se réchauffe. Là aussi ça peut prendre un certain temps, le bout des orteils ou des doigts qui pique pendant de longues minutes en se réchauffant, vous connaissez ?

Je n’ai malheureusement (ou heureusement) pas tenté l’expérience… Le camping était plein et Alain Hubert a préféré loger les VIP's « au chaud » dans la station. Quoi, je n’ai pas encore posté de photos de la station ? Patience…

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Le camping est complété par une tente restaurant, une tente de travail, une tente détente, une tente toilette, un vieux fût métallique comme urinoir, pas question de faire des taches jaunes derrière un buisson (y’a pas de buissons…). Voyez aussi l’état des drapeaux, signe que le climat peut se révéler hostile…

18:10 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

23/02/2009

Vue d'ensemble sur la station

Encore une chouette photo pour expliquer la géographie du lieu. Je parle de chaînes montagneuses et de nunataks, mais admirez ce côté-ci, c’est plat, plat, plat, à perte de vue. Regardez les ombres, le soleil se trouve très bas (comme souvent) à gauche de la photo, il se couche à l’ouest. Donc le nord, c’est ce côté plat plat plat qui se prolonge au dessus de la photo. Le nord, c’est vers la mer, qui se trouve à environ 200 km. Les manchots se trouvent par là, mais beaucoup trop loin…

Belle vue d’ensemble sur la station. A l’avant plan, un alignement de containers, ceux-là même qui ont été débarqués du bateau au début de l’été et qui ont contenu tous les matériaux de construction de la station. Sur la gauche, vue sur le camping : les tentes individuelles, la tente orange détente, la tente blanche allongée, c’est la tente mess. Sur la droite sur la crête rocheuse, la station, ses éoliennes, et d’autres containers.


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Photo également prise depuis le sommet du nunatak Utsteinen, une ascension épique que je commenterai plus tard.

21:46 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Le nunatak Teltet

La photo du post précédent montre une vue aérienne du nunatak Utsteinen, c’est sur une de ses arrêtes qui se prolonge au ras de la glace que la station a été construite. La photo n’a pas été prise de l’avion, mais à partir du sommet d’un autre nunatak, le mont Teltet.

Cette photo-ci montre une belle vue aérienne sur le Teltet, et devinez d’où elle a été prise ? Non non, pas de l’avion, mais du sommet du nunatak Utsteinen pardi ! C’est chou vert et vert chou…

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Cette photo me permet d’illustrer bon nombre de sujets :

Premièrement, à l’arrière-plan, vous voyez cette chaîne de montagnes ? Elles semblent retenir à elles seules une quantité énorme de glace. C’est pourtant bien cela : au-delà, c’est le plateau Antarctique, c’est le glacier qui essaye de s’écouler lentement et paisiblement du centre du continent vers la mer. Mais les montagnes ici bloquent son chemin. Au lieu de s’écouler, le glacier est face à un barrage et il s’élève. C’est beau non ? La glace, au lieu de s’écouler, elle se sublime : elle passe de l’état solide à l’état gazeux sans passer par l’état liquide. Sublime...

Deuxièmement, observez à droite du nunatak, la glace s’est creusée près de la roche sous la découpe harmonieuse du vent, dans un bel arrondi bien lisse. Cela s’appelle un « windscoop ». Se promener entre la roche et le glacier, dans cette cavité ainsi formée sur un côté de la montagne, procure des paysages hallucinants. Ca, vous le verrez sur mes prochaines photos. 

Finalement, la trace dans la neige, c’est la route que nous avons empruntée en skidoo, ces fameuses motoneiges dont on se sert pour un oui ou pour un non, pas vraiment zéro-émission. Faut dire aussi que les distances sont vite impressionnantes. Il faut compter environ 30 km entre les deux nunataks.

21:21 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/02/2009

Vue sur le nunatak

Encore une photo de la station ? Allez, vous n’allez pas être déçus. Elle est là, à droite de la montagne sur la photo :

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Je vous l’accorde, elle est un peu loin… Mais ce cliché montre deux choses.

Premièrement, le soleil qui descend très bas en fin d’après-midi (il est 16h seulement). Mais une fois très bas, il traîne encore toute la soirée et offre des roses et des violets et des oranges avant de disparaître derrière l’horizon. La nuit ne s’installe pas pour autant, impossible de voir les étoiles, il ne fait pas encore assez noir. Entre 23h et 1h, il fait très très sombre, mais pas encore noir. Cependant, l’hiver approche, les nuits ne vont plus tarder à se succéder, de plus en plus noires, jusqu’au mois de juin, où le soleil ne pointera plus le bout de son nez…

Deuxièmement, je le répète, car ça m’a beaucoup surpris, c’est grand et c’est plat. De temps à autres pointent des cimes. Ici, on voit bien l’ombre du nunatak de la station. Un nunatak, c’est un mot norvégien qui n’a pas sa traduction en français. C’est un sommet qui émerge de la glace. La glace a recouvert tout le relief de ce continent, sauf ces quelques sommets trop hauts. La station Princess Elisabeth a été érigée sur une arrête rocheuse qui est la prolongation d’un des côtés de ce nunatak baptisé par les Norvégiens « Utsteinen ».

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1ère photo de la station !

Quel succès ! J’ai l’habitude avec les filles ;-) , mais là, tous ces messages et toutes ces visites, ça me monte à la tête ! Alors pour vous remercier, j’ai décidé de poster ma première photo de la station belge, ramenée du pays du grand froid. Moi qui ai pu l’approcher, la toucher, y manger et y dormir, voici mon plus beau cliché. Admirez ses formes gracieuses, ses courbes, son aérodynamisme, sa modernité, sa structure futuriste,…

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Désolé, on ne dévoile pas la belle si rapidement… Admirez quand même l’horizon typique de l’Antarctique : c’est grand, c’est plat, à perte de vue, et ici, des montagnes percent la calotte glacière. Ce sont ces sommets qui ont été un des critères de choix pour l’emplacement de la station, un relief particulier, une géologie intéressante, de la vie et un écosystème.

J’ai mille et une histoires à vous raconter, soyez patients et fidèles !

22:18 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

20/02/2009

Concours : et le gagnant est…

J’ai reçu 19 bonnes réponses aux 3 premières questions ! Bravo et merci pour votre participation !

A la question subsidiaire, deux participants ont trouvé la bonne température : -12 °C. Bravo Emmanuèle (Manu, ma toute grande sœur, vraisemblablement poussée par mon filleul et mon neveu) et Bernard Vansinghen (un éminent collègue).

Pour rappel, j’ai atterri à 8h56. C’est Bernard qui remporte le concours en se rapprochant le plus : 9h56 !

Bravo Bernard ! Tu remportes donc une petite fiole remplie de neige provenant du pied de la station, le jour de l’inauguration. La fiole est restée gelée pendant tout mon séjour sur place (même dans la chambre, aglagla), mais arrivé à Cape Town, tout était fondu, maintenant, c’est de l’eau. Et j’entends d’ici les mauvaises langues, non, je ne l’ai pas remplie au robinet des toilettes de l’aéroport, ma fiole…

Et merci Bernard d’être mon collègue, je n’aurai pas trop de difficultés à te faire parvenir la précieuse fiole…

Photo : l'atterrissage de mon avion à 8h56 le 15/02, un mythique DC3 reconverti à l'Antarctique. Boules quies obligatoires, 17 places maxi et des skis pour atterrir sur la neige !

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22:09 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

19/02/2009

CONCOURS : les réponses !

Je n'ai pas encore fait le dépouillement, mais puisque le concours est terminé depuis samedi soir, je peux dévoiler les réponses :

Question 1 (facile)
Quel animal ne vit pas en Antarctique ?
d) le morse : il ne vit qu'au pôle nord, comme les ours et les pingouins

Question 2 (moyen)
A quoi est principalement due la montée du niveau des mers ?
d) la fonte et le glissement des glaciers du continent Antarctique vers les mers provoquant la formation d’icebergs : en effet, les glaciers qui s'écoulent dans la mer ajoutent de l'eau à la mer. La banquise, elle, c'est déjà de l'eau de mer gelée, donc quand elle fond, la quantité d'eau de mer n'augmente pas.

Question 3 (difficile)
Quel explorateur a réussi l’exploit de traverser de bout en bout le continent Antarctique sans moyen de transport motorisé ?
d) Alain Hubert : notre explorateur belge contemporain ! Il a traversé le continent à pied et à ski tiré par un cerf-volant. Vous vous rendez compte que je l'ai rencontré !??

Question 4, dite subsidiaire (trop difficile)
J'ai atterri le dimanche 15/02, il faisait -12 °C et il était 8h56.

Alors, quelqu'un pense avoir gagné ? Je vous dirai qui bientôt ! En tout cas, la petite fiole est bien remplie de neige fondue, de la neige qui provient du pied de la station Princesse Elisabeth prise le jour de l'inauguration !!!

15:03 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Jéjé, le retour !!!

Suis enfin de retour ! Enfin des températures normales, la moyenne entre l'Afrique du Sud (+30 °C) et l'Antarctique (-25 °C) !

Suis fatigué, sale et heureux d'aller chercher les enfants à l'école dans 1h !

Merci merci merci à tous pour les messages, c'est très très très gentil !

Patientez encore un tout petit peu pour les photos et les explications, restez fidèles et je vous dévoilerai tout (sur le sujet du blog hein...).

Embrassades virtuelles à tous !!!

14:46 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

14/02/2009

Ce soir, le 3eme vol, direction Antarctica !

Ce matin, premier coup d'oeil dehors, j'ai appercu des phoques !!! Moi qui ralais de n'avoir vu que des mouettes hier... Nous sommes partis ce matin visiter la peninsule du Cap, avec le Cap de Bonne Esperance et Cap point. De la, vue sur la mer avec dans le regard imaginaire l'Antarctique droit devant, juste a un jet de pierre (4000 km...). Bonne brise, petite pluie de 3 secondes, juste pour se raffraichir. En plus des phoques de ce matin, ai egalement vu des babouins sur la route et des manchots africains dans une reserve bien touristique. Difficile de realiser que je suis a la pointe la plus au sud de l'Afrique, mon visage tourne vers le nord contemple le monde !

Ce soir, c'est le grand depart. On sent l'excitation grimper chez tous les participants. Pas facile d'organiser les bagages, qu'est-ce qu'il faut prendre, comment s'habiller, surtout avec les 30 degres sur le Waterfront de Cape Town.

D'ailleurs, ces 30 degres, mon nez et mon front s'en souviendront...

Avant de decoller, on a un briefing de securite, puis une reception a l'ambassade. Les contacts que je noue sont tres enrichissants. Beaucoup de gens tres importants mais finalement assez simples et accessibles, comme moi ;-)

Contentez-vous de ce message en qwerty jusqu'a mercredi, de la station je ne pense pas que je pourrai surfer a ma guise.

14:45 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

13/02/2009

Cape Town : enfin des nouvelles de Jeje

Suis bien arrive ce matin a Cape Town. Il fait tres tres chaud, 33 degres m'a-t-on dit ! J'ai deja des coups de soleil... L'hotel magnifique. Suis sur le "Waterfront", le St Trop du Cap, tres chic. Les visites ne sont pas vraiment organisees, alors je decouvre un peu tout seul ou avec ceux qui veulent me suivre. Ce soir reception avec l'ambassadeur, vai vite aller prendre une douche pour etre presentable. Demain soir, le grand depart pour l'Antarctique !!! Le differentiel de temperature va etre joli...

A bientot...

16:45 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

11/02/2009

Au revoir...

Ca y’est, plus possible de faire marche arrière, demain, je suis dans l’avion, direction le sud, toujours tout droit ! Pour rappel, jeudi 17h40, avion pour Londres. Ensuite, à 20h50, avion pour Cape Town. Arrivée vendredi à 10h30 sur le sol sud africain, après une nuit plié en deux sur mon siège de classe économique (c’est la crise). Là, le rêve commence dès que je trouve le panneau « International Polar Foundation », je deviens un VIP chouchouté. Promis, vous aurez tous les détails !

N’oubliez pas de participer au concours !!! La question subsidiaire en rebute plus d’un… C’est vrai, c’est impossible de trouver la bonne réponse, mais c’est le but d’une question subsidiaire. Allez y au hasard, et participez plusieurs fois, mon règlement ne l’interdit pas ! Encore un conseil : la question subsidiaire est en deux parties, d’abord la température, ensuite l’heure. Celui qui aura donné la température la plus proche de la réalité aura gagné. En cas d’ex aequo, c’est l’heure d’arrivée qui décidera du gagnant. Moi, à votre place, si je voulais vraiment gagner, je jouerais 10 fois, de 0 °C à -10 °C… 

Un grand merci à tous pour vos messages chaleureux sur ce blog, via Facebook et par e-mail. Je pars avec vous dans mes pensées, dans mon cœur, dans mes bagages, dans mes poches,…

En parlant bagage, j’ai l’impression d’avoir oublié plus de la moitié de ce que je dois emporter. Pour preuve, mon bagage atteint péniblement les 14 kg, oui oui, même avec le paquet de Caroline ! Tout ce que j’ai oublié, je l’achèterai sur place ;-) La bonne nouvelle, c’est que je peux revenir avec 6 kg de bon vin sud africain !!!

Prochain message de Cape Town ? Wait & see…

Au revoir...

21:16 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

10/02/2009

Mesures GPS en Antarctique

Un dernier petit message instructif avant mon grand départ (plus que deux fois dodo !).

T628234ASavez-vous que le continent Antarctique s’est enfoncé à cause du poids de la calotte glacière ? Avec un poids avoisinant le milliard de tonnes, la glace a enfoncé le continent à certains endroits jusqu’à 2500 mètres sous le niveau de la mer ! Mais comment un continent peut-il s’enfoncer ? Facile… Le cœur de la terre n’est pas solide, c’est du magma. Il suffit d’appuyer « un peu fort » sur un continent pour qu’il s’enfonce.

Eric Orsenna, écrivain aventurier, a décrit son émerveillement face à tous les sommets montagneux qu’il a observés le long de la Péninsule antarctique, lors d’une expédition à la voile avec Isabelle Autissier. Son grand vertige l’a toujours dissuadé de voyager en montagne et d’observer de près les hauts sommets. En Antarctique, les hauts sommets sont parfois au raz de la mer ! 

Mais la calotte glacière de l’Antarctique fond, cela ne fait plus l’ombre d’un doute.

Une équipe de scientifiques belges va installer une station GPS de haute précision à la base Princess Elisabeth. Des relevés de la position exacte de certains glaciers permettront de mesurer à quelle vitesse les glaciers « filent » vers la mer, mais aussi à quelle vitesse le continent remonte sous l’effet d’un poids amoindri de la calotte glacière ! On n’a pas fini de mesurer les effets du réchauffement climatique…

18:23 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

09/02/2009

Un indice pour le CONCOURS ?

Basler_bt67_antarcticaDifficile hein la question subsidiaire ? Allez, quelques indices, même si je ne suis pas sûr de vraiment vous aider…

Il est prévu que j’arrive à 3h00 GMT à la base russe Novo. De là, il faut encore rejoindre la base belge Princess Elisabeth. Deux avions nous y conduiront, le Lidia et le Polar 5. Mais ils sont limités à 17 passagers, le Lidia rebroussera chemin pour effectuer un 3ème trajet nécessaire. Le premier vol décollera de Novo à 4h00 GMT. Le second suivra de près. Durée du trajet 1h40. Le Lidia effectuera le 3ème trajet à 8h30 GMT. Arrivée prévue 1h40 après.

Pas mal les indices, mais cela soulève encore pas mal de questions :

  • Lequel des 3 vols vais-je emprunter ? Moi, si je pouvais choisir, je prendrais le 3ème vol pour voir du ciel la station en plein jour. Mais peut-être fait-il déjà bien clair à 5h40 GMT, et dès lors je préfèrerais le premier vol, ou le deuxième ? Allez savoir…
  • De l’heure d’arrivée dépend la température… Au plus il sera tôt quand j’arriverai à Utsteinen, au plus il fera froid ! Tenez-en compte dans la réponse…
  • Attention, je parle ici d’heures GMT. La station Princess Elisabeth est à l’heure belge, soit GMT+1.
  • Et les horaires, en Antarctique, ne sont respectés qu’en condition météo clémente. Encore faut-il trouver une fenêtre assez large pour effectuer les trajets comme prévu. Pour rappel, une équipe de scientifiques est restée bloquée à Cape Town pendant presqu’une semaine, à cause d’une tempête, avant de pouvoir décoller vers l’Antarctique…
  • L’heure proviendra de ma montre (une minute à l’avance sur l’heure atomique suisse), j’essayerai de ne pas oublier de la regarder quand je pose le pied sur la glace, oui le pied, je compte descendre dignement de l’avion. Ceux ou celles qui ont pensé le contraire se reconnaitront…
  • La température sera annoncée je l’espère par le pilote de l’avion.

Bonne chance !

21:10 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

08/02/2009

Grand concours !!!

Glace_1024x768C’est sûr, il n’y a pas (encore) de boutique à souvenirs à la station Princess Elisabeth. Que rapporter comme souvenirs d’un pareil endroit ? Certains possèdent des échantillons de sable du Sahara, d’autres des pierres du mur de Berlin, d’autres encore des cailloux du Parthénon. Moi, je rapporterai des échantillons de glace d’Utsteinen. D’accord, elle aura le temps de fondre en passant par Cape Town, mais une fois en Belgique, ma petite fiole trônera en bonne place dans mon surgélo !

Quelqu’un veut aussi recevoir une petite fiole de glace (ou d’eau…) d’Antarctique ? J’en offre une à celui qui remportera ce petit concours ! 

Petit règlement : concours ouvert à tous ; les réponses sont à envoyer par e-mail avant samedi 14/02 23:59 (date de l’e-mail faisant foi) ; les e-mails devront contenir les réponses aux 4 questions et une signature (votre nom ou pseudo) ; il n’est pas nécessaire de s’identifier de manière exacte, le gagnant devra dévoiler ses coordonnées au moment voulu pour obtenir son prix ; il n’y aura qu’un seul gagnant, celui-ci aura répondu aux 3 questions de manière exacte et aura donné une réponse à la question subsidiaire qui s’approche le plus de la solution exacte par rapport aux autres concurrents ; il n’est pas interdit de participer plusieurs fois ; le concours fonctionne sur la confiance, l’huissier, c’est moi ; les pots-de-vin ne sont pas admis, sauf si le vin est très bon ; le gagnant sera prié de ne pas utiliser son lot pour agrémenter son Ricard… Le gagnant sera proclamé à mon retour (après le 19/02). Bonne chance !

Question 1 (facile)
Quel animal ne vit pas en Antarctique ?
a)      la belgica antarctica
b)      le manchot adélie
c)      le phoque
d)      le morse

Question 2 (moyen)
A quoi est principalement due la montée du niveau des mers ?
a)      la fonte de la banquise durant les étés trop chauds
b)      l’augmentation des précipitations le long des côtes antarctiques
c)      les rejets en eaux usées de la station « zéro émission » Princess Elisabeth
d)      la fonte et le glissement des glaciers du continent Antarctique vers les mers provoquant la formation d’icebergs 

Question 3 (difficile)
Quel explorateur a réussi l’exploit de traverser de bout en bout le continent Antarctique sans moyen de transport motorisé ?
a)      Robert Falcon Scott
b)      Roald Amundsen
c)      Adrien de Gerlache
d)      Alain Hubert 

Question 4, dite subsidiaire (trop difficile)
J’atterris le dimanche matin 15/02 à la station Princess Elisabeth. Quelle sera la température au sol quand je poserai mon premier pied sur la glace ferme ? Quelle heure sera-t-il ? 

Exemple de réponse :
1 : a) ; 2 : b) ; 3 : c) ; 4 : -8 °C 10h44

 

20:35 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

06/02/2009

Un colis pour l’Antarctique

paquetLe fameux paquet de Caroline (la sœur de David, le cuisinier de la station Princess Elisabeth) a fait la moitié du trajet. Grâce à Luc, un précieux ami, qui s’est un peu perdu dans les virages de mon village natal, le paquet est chez ma môman. Dimanche, le paquet sera chez moi. En fait, il s’agit même de deux paquets, un plus lourd et un plus léger, d’après ce que Luc m’en a dit. Je pourrai éventuellement choisir en fonction du poids de ma valise. J’apporterai alors le second paquet lors de mon prochain voyage en Antarctique (laissez-moi rêver…). Mais que contiennent ces paquets ? Peut-être le découvrirai-je en même temps que les douaniers ?

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05/02/2009

Jour J-7

3b42db7f30d5c88e9d1c28c26de03Dans 7 dodos, le rêve devient réalité… Dans une semaine, à cette heure-ci (21h), je serai assis dans l’avion Londres-Le Cap. Par le hublot, de mon voisin, j’apercevrai les dernières lumières de l’Angleterre. J’essayerai d’écrire dans mon carnet mes aventures à Zaventem, comment j’ai dû me renseigner pour trouver le desk de South Africa Airlines, comment j’ai dû négocier les 2 kilos en trop de ma valise, comment j’ai paniqué en ne retrouvant plus mon passeport dans mon bagage à main, logique, je l’avais mis dans la poche arrière de mon pantalon, comment les douaniers ont trouvé étrange le paquet de Caroline pour son frère cuisinier en Antarctique, comment le vent au dessus de la Manche faisait bouger l’avion, comment je me suis perdu dans les couloirs d’Heathrow, comment je me suis ridiculisé en demandant mon chemin en anglais avec mon accent wallon.

hotelCool, j’aurai 12h pour tout écrire, mais avec les turbulences et un voisin remuant ou ronfleur, mon écriture sera illisible… Courage, au bout de la nuit plié en deux dans mon fauteuil de classe économique, un hôtel paradisiaque m’attend… J’ai presque honte de vous montrer des photos. Allez, je mérite bien ça après la nuit d’avion et les nuits suivantes dans une tente sur la calotte glacière de l’Antarctique !

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04/02/2009

Mes fameuses bottes

J’ai été chercher aujourd’hui mes fameuses bottes à l’IPF. Oui, les bottes de femme. Non, elles ne sont pas roses, ouf !

Et à la demande générale, je fournis enfin une photo en équipement !!! Cliquez sur le lien :

 http://jejeaupolesud.skynetblogs.be/post/6668138/lequipement

20:53 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

03/02/2009

Fishsticks et friscos ?

Mais que mange-t-on dans notre belle station ? Produits surgelés, fishsticks et esquimaux en dessert ? Non… et pour rappel, les esquimaux, c’est comme les ours polaires, ils sont au pôle nord…

La station occupe 3 cuistots si j’ai bien compris. Et ils font des miracles d’ingénuité pour ravir les papilles des corps de métier et des scientifiques. D’ailleurs, c’est tellement bon que presque tous les pilotes d’avion qui passent par Utsteinen s’arrangent toujours pour y prendre un repas sur place. L’excellence de la cuisine des Belges a déjà fait le tour de l’Antarctique. A quand le guide Michelin des restaurants des stations polaires ? La station Princess Elisabeth mérite 3 manchots (3 étoiles) !

david_rigottiAu menu, des repas riches en graisse et en sucres lents. Par exemple : Tagine de veau aux oignons miel et safran, brunoise de petits légumes, pain perdu à la crème balsamique, mais aussi stoemp, tartiflette et volaille farcie aux champignons sauvages. Bref, très bon, mais riche et lourd. On parle aussi dans la presse d’une réserve de 200 kg de chocolat ! Excellent pour le moral des troupes. L’alcool est évité, aussi bien dans les plats qu’en boisson. Il parait que cela peut avoir de mauvais effets sur le corps (dilatation des vaisseaux sanguins) et sur l’esprit. Ah bon… Et quoi, pas de Champagne à l’inauguration ?

Les frigos sont ravitaillés en produits frais plusieurs fois sur la saison par avion à partir du Cap ou plus rarement par bateau. Les aliments ne sont pas simplement enfouis sous la glace. Les UV passent au travers et provoquent un pourrissement trop rapide. Les cuisiniers en ont fait l’expérience l’année passée. Dès lors, ils sont maintenant conservés dans des containers réfrigérés. En plus des 11000 repas programmés, les cuisiniers ont également pour mission de couper 600 kg de glace par jour pour la faire fondre dans la tente cuisine.

Grâce à Luc et Caroline (merci merci merci !), je suis en train d’essayer d’entrer en contact avec David, l’un des cuisiniers actuellement en place (photo). Je suis content de pouvoir déjà « connaître » quelqu’un sur place, ne fut-ce que par Internet interposé, j’aurai l’impression d’être un privilégié… Caroline, sa sœur, m’a demandé de lui rapporter un petit paquet. Elle habite et travaille à Namur. J’habite Tournai et je travaille à Bruxelles. Bon, d’accord, ça ne fait pas 13000 km, mais si quelqu’un a une idée pour faire passer le paquet facilement des mains de Caroline aux miennes, elle est la bienvenue !

Aaah, j’ai hâte de me retrouver au bar avec David. Quoi, y’a pas de bar ?

21:27 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

02/02/2009

Le climat

Tout le monde me dit « baaah, tu n’auras pas tellement plus froid qu’ici en Belgique… ».

Peut-être. Mais je ne dors pas pour autant dans une tente dans mon jardin juste pour essayer… Et puis, en cette fin janvier, le site d’Utsteinen vient d’essuyer une tempête qui nous rappelle que le 6ème continent n’est pas un coin paradisiaque, même durant l’été austral. Des températures de -20 °C, avec un vent puissant (plus de 100 km/h) procurant une sensation jusqu’à -50 °C, de la neige qui s’infiltre partout et en quantité astronomique (2 mètres en une journée…), un blizzard complet, appelé là-bas white-out (il fait blanc partout, dans le ciel et sur la terre). On ne voit plus rien. Des cordes ont été tendues entre les tentes et la station pour trouver son chemin. Les tentes ploient sous le poids du vent et de la neige. Quand le vent se calme, les équipes déblaient la neige pour retrouver les entrées des bâtiments. Une équipe de scientifiques est bloquée à Cape Town, les avions ne peuvent pas approcher l’Antarctique pour l’instant.

Finalement, je ne suis même pas sûr d’atteindre le continent blanc. Et si j’y parviens, pourrai-je en revenir ?

Des photos impressionnantes de la tempête sur : http://www.antarcticstation.org/index.php?s=28&rs=29&uid=348&puid=348&mid=1233#page

21:39 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Le trou dans la couche d'ozone

Encore une mauvaise action de l’homme sur l’environnement. Ce trou a été découvert à la fin des années 80. On a découvert que des composés chlorés émis par l’activité humaine étaient responsables de ce trou. Ce sont par exemple des composants réfrigérants, des aérosols, des solvants, des mousses, qui contiennent des CFC (chlorofluocarbures). Dès les années 90, on a assisté à une réaction sans précédent : presque tous les pouvoirs politiques du monde se sont accordés pour diminuer drastiquement les émissions de CFC. Les émissions chlorées ont fortement diminué, mais le trou dans la couche d’ozone reste fort important au dessus de l’Antarctique (en bleu sur la photo), il faudra une centaine d’années pour que l’ozone se régénère naturellement.

trouozone092000Mais c’est quoi cette couche d’ozone ? Facile… Encore un bon bouclier dont profite la terre pour se protéger du soleil (voir article précédant concernant le bouclier magnétique). L’ozone dans la stratosphère filtre une partie des rayons ultraviolets (UV) du soleil. Je vous évite l’explication chimique, Virginie-la-mère risque d’y perdre son latin, d’autres le nord, alors que je parle du pôle sud… En gros, l’ozone de la stratosphère (entre 20 et 50 km d’altitude) est généré et détruit par les UV, un réel équilibre, fragile. Les CFC, emportés par les vents, détruisent l’ozone et rompent le bel équilibre. Si l’ozone est moins présent, les UV passent plus facilement. Résultat, cancers de la peau, coups de soleil, diminution du système immunitaire, ralentissement de la photosynthèse,…

C’est au printemps austral (septembre) que le trou est le plus grand, après la nuit polaire de quelques mois durant lesquels les UV ne savent pas créer d’ozone au dessus de l’Antarctique. Dans le sud du Chili et en Australie, sortir dévêtu au soleil à cette période devient très risqué. On peut attraper un coup de soleil en moins de 5 minutes. Il n’est pas rare de voir les Australiens se baigner dans la mer en combinaison couvrant tout le corps.

Je ne devrai pas oublier dans mes bagages une crème solaire pour le visage, un labello et de bonnes lunettes de soleil (montures pas en métal pour ne pas coller à la peau par grand gel…). Et dans mon cœur, l’espoir que les politiques agissent aussi rapidement et aussi bien ensemble pour lutter contre tous les autres effets de l’homme sur le climat, comme ils l’ont fait pour diminuer nos émissions de CFC.

21:17 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

01/02/2009

Les aurores polaires

Les pingouins ont des aurores boréales au dessus de leur tête. Les manchots, des aurores australes. Pour ces animaux noir et blanc, dans ces paysages immaculés, le spectacle tout en couleurs de ces aurores polaires doit être féérique. Des voiles ou des formes arrondies rouges, bleues, vertes, jaunes, la magie d’un ciel qui s’amuse avec ses propres aquarelles, juste quelques instants.

auroreaustraleMais quel est donc ce phénomène fascinant ? Facile… Le centre de la terre est un noyau de fer en fusion qui agit comme un gros aimant. Le pôle nord et le pôle sud en sont les deux extrémités. Tout autour se forme un champ magnétique dont les lignes de forces partent d’un pôle et rejoignent le pôle opposé selon des trajectoires en arcs de cercle autour de la Terre. Notre planète est donc entourée d’une sorte de bouclier magnétique relié à la terre par les pôles. Ce bouclier nous protège du vent solaire. Oui, le soleil, en plus de sa lumière et de sa chaleur, nous canarde d’électrons et de protons. Ces derniers sont déviés par le champ magnétique terrestre pour protéger la Terre de leurs effets. Mais puisque les lignes de force du champ magnétique passent par les pôles, ce vent solaire s’engouffre parfois dans la haute atmosphère de l’Arctique et de l’Antarctique. Quand ces électrons et ses protons rencontrent des atomes d’oxygène, d’hydrogène ou d’azote par exemple, ils provoquent une excitation de ces atomes. Cette excitation libère de l’énergie sous forme de photons, donc de lumière. La couleur change en fonction de la nature des atomes excités ainsi que par l’altitude.

Je me réveillerai une heure avant le lever du soleil pour essayer d’en observer une… mais tout dépend de l’activité du soleil et de ses explosions…

Le plus fabuleux, c’est que si je vois une aurore australe avec mes copains manchots, j’aurai une pensée émue pour les cousins pingouins du pôle nord qui seront aussi en train d’observer une aurore boréale au même moment ! Benh oui, le vent solaire est tellement large et rapide qu’il atteint la Terre sur toute sa surface éclairée en même temps, il s’engouffre donc au même moment aux deux pôles, mais peut-être pas avec la même intensité. Comique non ?

18:46 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |