05/07/2009

Le Polar 5

Puisque ma séquence cockpit émeut, je continue, avec le plus petit des 4 avions que j’ai empruntés pour la station polaire Princess Elisabeth.

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Capacité : maximum 17 personnes. Il est 6h du mat, on a déjà dans les pattes toute une nuit de vol dans l’horrible cargo russe dont je vous ai déjà parlé. Maintenant, on y est pour du vrai, en Antarctique, enfin ! Et on survole le 6ème continent, extraordinaire !

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Surtout ne pas s’endormir pendant ce trajet d’1h30, tout capter, tout enregistrer dans sa mémoire. Mais à travers mon hublot, je ne vois que du blanc, du blanc, du blanc, rrrrh, zut, je me suis endormi, tout comme les 16 autres passagers…

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Lunettes de soleil obligatoires, tout ce blanc, c'est éblouissant ! (et je l'ai dit, il n'est que 6h du mat...)

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16:03 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

03/07/2009

L'Illyushin

Je ne vous ai pas encore parlé de ma traversée de l’océan Atlantique austral… Même si j’avais rêvé d’une traversée en bateau (les 40èmes hurlants, les 50èmes rugissants,…), c’est en avion que j’ai franchi ces latitudes, puis traversé le cercle polaire. En avion… et quel avion ! Regardez comme il a belle allure, ce vieil Illyushin (Илью́шин) russe, un cargo de transport de fret qui a rendu de bons et loyaux services sous l’ère communiste, maintenant relégué en fin de vie dans les latitudes les plus basses de la planète. Rassurant non ? A première vue, il a l’air sympa, avec toutes ses fenêtres dans le cockpit. Si les pilotes sont gâtés en lumière, cherchez les hublots pour les passagers… Y’en a pas ? Normal, c’est un cargo je vous dis, pas besoin de fenêtres pour du fret…

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6h de traversées, dans une carlingue sans fioriture, les câbles apparents, les élastiques pour accrocher les marchandises, quelques sièges placés pour l’occasion, 2 cabines Cathy (toilettes de chantier), et derrière nous, séparés par un grand élastique, nos sacs, empilés les uns sur les autres dans la queue de l’avion. Un bruit du tonnerre. Impossible de tenir 3 secondes sans boules quies, impossible de mener une conversation avec son voisin.

Petite visite du cockpit, faut pas avoir le vertige, en dessous de moi, les nuages, en dessous des nuages, la banquise. Faut la deviner, je n’en verrai pas plus…

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Cette haute technologie ne vous impressionne-t-elle pas ? Tous ces boutons, on se croirait aux commandes d’un sous-marin russe. Le principal, c’est que ça vol, faut pas se poser de questions, il finira bien par y arriver, lui, à se poser.

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Une petite anecdote ? Pas grand chose de croustillant, quoi que… Arrivés à une heure de l’atterrissage en Antarctique, on nous annonce qu’il est temps de troquer ses vêtements d’été (30 °C en Afrique) pour ses vêtements d’hiver (-10 °C à la base Novo). Mission numéro 1, passer à travers l’élastique qui nous sépare des sacs. Mission numéro 2, trouver son sac, sachant que nous avons tous le même… Mission numéro 3, se changer. J’ai dû déposer ma ceinture quelque part, mais où ? Quelque part dans cet amoncèlement de sacs… Jamais retrouvée. Toujours est-il que j’ai passé le reste du séjour sans ceinture avec un pantalon polaire un peu large… génial…

22:47 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |